Club créé en 1876 et ses 1500 adhérents cherchent ville, désireuse d’accueillir un stand de tir. Le club de Tir national de Versailles (TNV) n’a pas passé de petite annonce mais il cherche bien à déménager. Implanté sur le domaine de l’Etablissement public du château de Versailles le long de la N10 à côté de Pièce d’eau des Suisses, il est en effet occupant sans titre depuis que le château n’a pas renouvelé la convention d’occupation en juillet 2012.
L’Etablissement public aimerait bien se débarrasser de ce voisin jugé trop bruyant. Incompatible en tout cas avec les oreilles des 6 millions de visiteurs annuels. L’entraînement des tireurs fait en effet retentir des détonations peu en rapport avec la beauté et le calme des jardins dessinés par André Le Nôtre. « Je crois que chacun a pris conscience qu’il était temps de trouver un nouvel emplacement pour ce club », résume Catherine Pégard, la présidente de l’Etablissement public. Pas de quoi inquiéter le président Claude Schuller.
« Le projet de déménagement est en cours, il y a des réunions régulièrement », sourit celui qui préside aux destinées du TNV depuis dix-huit ans. Car le dossier est complexe. « Il nous faut de la place et il y a évidemment des règles de sécurité très strictes. Sans compter le financement. » Entre 20 et 30 M€ au bas mot pour le terrain plus les bâtiments. « Nous n’avons clairement pas les moyens de trouver une somme pareille », enchaîne Claude Schuller. Sommée de payer une pénalité de 250 € par jour d’occupation illégale, la fédération française de tir a d’ailleurs déposé un recours afin d’éviter d’avoir à verser les quelque 90000 € d’amende annuelle. Soucieuse d’apaiser et de faire avancer les choses la préfecture a accepté de jouer les bons offices. « Nous avons un rôle d’accompagnement et de médiation pour aider la Fédération française de tir propriétaire des lieux dans ses démarches », confirme Jean-Marc Galland, le directeur de cabinet du préfet.
Un site aurait été identifié à Trappes sur un terrain appartenant à Réseau ferré de France (RFF). « Les choses risquent de prendre du temps. Nous sommes très bien ici », conclut le président Schuller.